Tapisserie

Toile de Jouy, velours gaufrés, chintz chatoyants, tapisserie ancienne...
le tissu de couverture d’un siège accroche le regard. L’élégance des formes, les proportions de l’assise et du dossier sont quant à elles déterminantes pour pouvoir apprécier l’harmonie de l’ensemble.

Garnir pour le confort
Le travail du tapissier consiste à mettre en valeur la forme et la beauté du siège tout en lui rendant son usage et son confort. De part et d’autre de la ceinture du siège, il entrelace et fixe des sangles qui formeront le fond sur lequel il coudra les ressorts. Ceux-ci sont garnis le plus souvent de crin végétal - feuilles de palme - ou comme auparavant de crin animal.
Façonnée à la main, la garniture prend la forme que le tapissier maintient par des coutures concentriques.
Pour donner l’arrondi et le confort définitif, il emballe un nouveau volume de crin ou de laine dans la toile blanche, préalable à la couverture.

Couvrir pour le décor
Le choix des tissus d’ameublement est vaste et si les sièges de style appellent une couverture adaptée par le décor et la nature du tissu, le mobilier plus récent, des bergères XIXe siècle aux clubs 1930, offre une plus grande liberté, notamment dans le choix des textiles synthétiques nouveaux, plus proches de la mode.

Puis vient la touche finale.
Les finitions galons, clous ou cordons, réalisées spécialement par un passementier ou choisies dans les tons exacts du tissu, parachèvent le travail du tapissier-garnisseur, soucieux de l’équilibre du siège jusque dans les détails.

Professionnel de la restauration, le tapissier se fait aussi décorateur en créant tentures, rideaux, paravents, jetées de table...assortis aux sièges. Il pratique son art avec aisance, de la réfection de chambres royales à la transformation inattendue de sièges contemporains en meubles originaux.