Les métiers du verre

Issu de techniques ancestrales, le verre est aujourd’hui un des matériaux qui se prête le mieux à l’innovation et à la création. Le soufflage et la pâte de verre participent à ce renouveau dans les formes et les couleurs. Le vitrail, tant civil que religieux, trouve également, grâce à quelques artistes-artisans, un second souffle.

La pâte de verre

Le verrier choisit finement sa matière première, désormais éditée par quelques grandes fabriques : plaques de verre teintées dans la masse, déchets des cristalleries, pigments . . . Comme les autres arts du feu, le verre subit des transformations à la chaleur. Simplement amolli pour se souder à d’autres éléments vers 750°C (technique du thermoformage), il se liquéfie suffisamment à 850-900°C pour épouser les formes d’un moule réfractaire, où seul l’espace de la pièce terminée est laissé vide.
Les finitions, polissage, sablage ou gravure offrent une variété d’aspects du plus lisse, qui réfléchit la lumière, à l’opacité qui la capte, avec une multitude de combinaisons et de jeux entre les mats et les brillants.

Le vitrail

Première forme de vitrerie au haut Moyen-âge et élément majeur du décor des édifices religieux, le vitrail est au sens strict une cloison transparente composée de petites plaques de verre blanc ou de couleur, parfois réhaussées à la grisaille noire ou brune (peinture permettant de souligner les ombres), et assemblées par un ruban de plomb.
Longtemps restaurateurs des vitraux anciens, les maîtres verriers travaillent aujourd’hui avec des artistes plasticiens ou réalisent eux-mêmes des cartons préparatoires modernes et recherchés. L’art sacré et le vitrail civil s’en trouvent profondément renouvelés.

La transparence, la subtilité des couleurs et la fragilité de la matière font du verre un instrument privilégié de l’expression artistique contemporaine, attirée par la lumière et les contrastes.